Prenez une boîte. Rangez-y les moments forts de votre vie. Souvenirs flous, délicieux et débordants ; impressions laissées par un évènement majeur ou anodin ; sensations à l’état brut, digérées par les années ou encore à vif. Si cette boîte appartenait à Soltero, on aurait sous la main la discographie du songwriter américain, démarrée il y a près d’un quart de siècle. En 2025, il y ajoute une nouvelle pièce.
Staying Alive est le neuvième chapitre dans l’histoire musicale de Soltero, jalonnée d’autant de disques qui ont fait date auprès des fans (certains ont même créé un label pour l’occasion). Derrière ce patronyme hispanisant, il y a un homme, Tim Howard, qui trace sa route avec les partenaires qu’il y trouve.
La pérégrination d’abord. Car Tim voyage : Boston, Philadelphie, Paris, Guatemala, Mexico, New York, et aujourd’hui Berlin… Une bougeotte aigüe en rémission (il est installé en Allemagne depuis 2018) et un long parcours qui lui inspire le nostalgique “So Many Miles Away”. Staying Alive aborde aussi les difficultés à s’ancrer dans un nouvel environnement, intégrer une nouvelle communauté, qui plus est à
l’heure du grand chaos (souvenez-vous, 2020…).
Son groupe ensuite. Plus si soltero que ça, Tim foule désormais la scène berlinoise en compagnie de Patti Vacek and Ludwig Kreuzer, deux complices qui ont participé à l’enregistrement studio et apportent cette touche du collectif et de l’harmonie qui sied si bien à la pop solitaire du songwriter.

Enfin et surtout la musique. Cette alliée qui peut un jour vous parler, faire danser sans accrocs les émotions qui vous habitent et le jour suivant, vous livrera sans préavis à un maelström de bouleversements irrépressibles. C’est un peu l’expérience que fait ce nouvel album. Staying Alive vogue – comme son auteur – sur les différentes narrations qu’offre la musique. Avec ses harmonies à plusieurs voix, sa pop floue au piano ou à la clarinette, l’album sonne comme un alliage détonant entre REM et Jeffrey Lewis. Cette métallurgie, frappée au marteau du folk lo-fi américano-berlinois, laisse tout de même échapper des sonorités familières. Sur ce Staying Alive, on retrouve d’ailleurs une vieille amie : “True Indication”, déjà présente sur les bandes du précédent album Western Medecine Blues, qui a perdu la timidité de ses premiers jours. Aussi indescriptibles soient-elles, ces chansons frappent par leur proximité. Car la musique de Soltero reste ce qu’elle a toujours été : vivante, véritable, viscérale. Alive.
Western Medicine Blues (2017)
« Western Medicine Blues sonne comme le disque élégant d’un travailleur, d’un ouvrier humble qui pose sur l’atelier quelques chansons sans fioriture mais éminemment sincères » – Magic RPM
« un fourmillement de tubes intimes que dans un élan ingénu qu’on aurait envie de faire écouter au monde entier » – Médiapart
« Son timbre nasal, sa polyvalence, son éclectisme et la profondeur de ses compositions le désignent comme le “well kept secret” idéal pour nos temps tourneboulés » – Paris move
« Un rien foutraque, semblant assemblées de bouts de ficelles, ses chansons blues virevoltent, contant les petits et grands tracas qui saupoudrent notre quotidien. (…) Il ressort de l’opus un vrai mystère et une atmosphère unique qui touchent au but. » – Bretagne Actuelle
« Il crée des goualantes pertinentes, discrètement engagées, intimistes qui travaillent en profondeur. Leur poésie insidieusement fascinante passe autant par les textes, les mélodies que leur « scénarisation » sonore du maître d’œuvre. » – Carnet d’Art
Soltero, Staying Alive (Microcultures / Ausländerbehörde Records)
« Iron suit of certainty, the shape of what my life will be: nothing but another shell on the bed of the sea. » So sings Tim Howard on « Serious Man, » the jangly-fuzzy pop song that opens the door to Staying Alive’s prevailing concern: the hope and despair of picking up everything and starting over from scratch.
Staying Alive is Soltero’s ninth record, and the first since Howard’s relocation from New York City to Berlin with his wife in 2018. The album reflects the joys and challenges of those years, years spent wrestling with a new language, sudden health issues, sunless winters, the search for community, and the loss of dear friends. Staying Alive genuinely surprises from song to song, as if trying to capture all of life’s countless splintering possibilities into its 33 minutes. We move through changing landscapes with jangly acoustics and fuzzy electrics guitars, racing toms, organs, multi-part vocal harmonies, pianos, woodwinds, even cello — Soltero would rather travel in every direction rather than settle for any single one.
The record will appeal to fans of Yo La Tengo’s personal fuzz-pop, Jeffrey Lewis’ story-songs, and Galaxie 500’s dreamy immersion. Soltero’s new lineup of Tim, bassist Patti Vacek, and drummer Ludwig Kreuzer will be touring Europe in summer of 2025, and then hopefully in the US. The album will be available on the one medium that doesn’t drive an indie band further into poverty: cassette.
Over the years Soltero has shared stages with such bands as the Mountain Goats, Sufjan Stevens, Mirah, Magnolia Electric Company, the Microphones, and the Fiery Furnaces.
Selected press from past albums:
Western Medicine Blues (2017): « The sound of this album is constructed with brilliant precision. The arrangements are well-designed, and Howard uses instrumentation as a method of communication as well as anyone I’ve heard. » – Aiding and Abetting
You’re No Dream (2008): « Bursting with intimacy and mystery. » – The Boston Globe
Hell Train (2005): « Aural treats abound: Pet-Sounding thump-ta-thump and plaintive harmonies, keening Neil Youngian piano ballads, mellow Malkmus guitar swoon, and baritone bons mots that would leave Stephen Merritt tongue-tied. » – Boston Phoenix
The Tongues You Have Tied (2003): « Soltero’s Tim Howard writes songs that possess the mortal weight of old folk ballads, but are delivered with the regal melodies and vocal style of Ray Davies. » – Popmatters
Defrocked and Kicking the Habit (2002): « Howard shows himself to be a fantastic songwriter, the type that gives heart to all other songwriters out there despairing that every song has already been written. » – Portland Phoenix
Science Will Figure You Out (2001): « Absolutely stunning…Sure, anyone can write about unrequited love, but how many can really make you care about their pain? » – Northeast Performer
