Depuis 1997, c’est Soupe à la grimace pour Bertrand Betsch. Inépuisable. Déterminé à montrer ce qu’il y a de pire en lui pour qu’on n’en retienne finalement que le meilleur. Et Tant mal que mal, c’est pas si pire.
Je vais au silence fait suite à ce qu’il avait présenté comme son « dernier album », Kit de Survie en Milieu Hostile. Y croyait-on ? Franchement pas trop. Ce titre, un brin taquin vu la circonstance, est en contre-jour avec les 12 chansons du nouvel album qu’il abrite.
Bertrand Betsch entreprend un retour à une production plus sonore, plus ample, plus ambitieuse et plus ouverte. Après plusieurs albums conçus dans une économie de moyens assumée (seul à la création), l’artiste choisit cette fois de replacer le collectif au cœur du processus créatif.
Salomé Perli (violons, pianos, chœurs), Alexis Kowalczewsky (clarinette, batterie), Dmitri Tokarev (contrebasse) et Rodolphe Testut (batterie) se joignent à Bertrand Betsch dans ce grand voyage musical produit par Marc Denis (lui-même à la guitare et à la basse sur l’album).
Ces 12 pistes, vous les avez peut-être déjà entendues. En 2011, des maquettes avaient été partagées de manière éphémère auprès de quelques proches et auditeurs fidèles sur les plateformes. Quinze années plus tard, BB repart de zéro : nouveaux enregistrements, nouveaux masters, nouvelles interprétations.
Finalement, ces 12 pistes, vous ne les avez jamais entendues. Porté par le désir de renouveler son écriture et d’explorer de nouveaux territoires émotionnels, Je vais au silence est loin d’être « un album de plus ».
Composées entre 1994 et 2009 (et donc bien avant son premier album en 1997 pour la plupart), ces chansons arrivent comme une nouvelle lecture. Entre les lignes d’une œuvre que l’on pensait connaître, voilà un opus qui, en traversant les âges, interroge la notion de maturité.
Bertrand Betsch y aborde des thèmes variés et profondément humains : le désir de disparaître au regard des autres (La Transparence), le poids transgénérationnel de la mémoire familiale (Philippe), les limites du langage face à l’intime (J’aurais bien des choses à dire), les hypocrisies sociales (Aparté), ou encore le besoin de silence et de retrait intérieur qui donne son titre à l’album.
Je vais au silence est pensé dans une esthétique résolument acoustique : BB privilégie la profondeur des arrangements, la respiration des morceaux et une forme de classicisme assumé. Quelques touches contemporaines viennent toutefois enrichir certains titres, sans jamais détourner l’album de son axe principal : replacer les chansons au centre.
À rebours (2024)
« La vie n’est pas un long fleuve tranquille et finalement, je dirais tant mieux, parce qu’avec Bertrand Betsch comme chansonnier, ce fleuve est vivant, et se sentir vivant dans ce monde aseptisé est une grande victoire personnelle. Avec ses tumultes, il nous aide. » – Break Musical
Kit de survie en milieu hostile (2024)
« Une des plus belles pièces d’un répertoire qui pourtant n’en manque pas. » – Indie Pop Rock
« Une aventure musicale pleine d’émotions, un disque raffiné qui s’apprivoise au fil des écoutes. Un très grand disque au final, un de plus dans la discographie de cet artiste génial. » – Froggy’s Delight
« Les mélodies sont belles et nous deviennent vite familières, c’est tout le talent de cet artiste qui nous captive toujours, même en explorant le « milieu hostile » dans lequel nous voyageons, surnageons, et pour l’heure, nous cultivons. » – Mandolino
« Cohérent de bout en bout, la beauté comme boussole, la sincérité en guise d’héritage, Kit de survie en milieu hostile n’est rien de moins qu’un chef d’œuvre. » – À découvrir absolument
« Dix chansons, grattant sous l’écorce de nos carapaces, capturent l’essence même de l’existence humaine pour en extraire tout le mal et tout le bien qui existent, afin de se sentir terriblement vivant. » – Break Musical
J'ai horreur de l'amour (2022)
« Bertrand Betsch passe au lance flamme de sa douceur trompeuse un pan entier de la chanson française. Ainsi carbonisée la pop a ainsi rarement sonné aussi juste. Il vient peut-être d’inventer l’après pop. » – Indie Pop Rock
